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Monday, March 30, 2026
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Justice belge : plainte déposée contre des membres de la famille Tshisekedi pour « pillage de mines » en RDC

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Une plainte pénale a été déposée mardi 8 juillet devant la justice belge contre neuf membres de la famille du président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, accusés d’avoir participé au pillage de mines dans le sud du pays. Une procédure judiciaire qui pourrait avoir des répercussions diplomatiques et politiques majeures.

« Complices de corruption et de comportements criminels »

Les avocats Bernard et Brieuc Maingain ont introduit cette plainte auprès de la procureure fédérale belge Ann Fransen au nom de plusieurs ONG katangaises et d’anciens dirigeants de la Gécamines, la société minière publique congolaise.
Dans leur dossier, les plaignants qualifient les neuf mis en cause de « complices d’actes de corruption et d’autres comportements criminels ». Les faits reprochés concerneraient l’exploitation illégale de gisements de cuivre et de cobalt dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga, cœur stratégique du secteur minier congolais.
Parmi les personnes visées figurent la Première dame de la RDC, la belle-sœur du président, ainsi que plusieurs de ses fils, frères et cousins. Tous possèdent la nationalité belge, un élément juridique essentiel permettant à la justice belge d’exercer sa compétence sur des faits commis à l’étranger.

« Ce n’est qu’une première étape »

Interrogés par The Brussels Times, les avocats des plaignants ont précisé leur stratégie : « Les neuf personnes nommées ne sont pas les seules que nous accusons de pillage. Dans cette plainte, nous nous concentrons uniquement sur les individus de nationalité belge, justiciables devant nos tribunaux. D’autres plaintes pourraient bientôt être déposées dans d’autres pays. »
Une manière de signaler que cette procédure pourrait ouvrir la voie à d’autres actions judiciaires internationales contre des réseaux accusés de détourner les richesses minières congolaises.

Un secteur minier sous surveillance

Cette initiative intervient dans un contexte de pression accrue sur la traçabilité des minerais issus de RDC. Le cobalt congolais, composant essentiel des batteries électriques, fait l’objet d’une demande mondiale exponentielle, attisant les convoitises et les dérives.
Les organisations de la société civile dénoncent régulièrement l’opacité des contrats miniers et la captation des revenus par des élites politiques, au détriment des populations locales et du développement du pays.

La justice belge saisie : quelles suites ?

La procureure fédérale Ann Fransen va désormais examiner la recevabilité de la plainte avant de décider d’éventuelles investigations préliminaires. Un processus qui peut s’étaler sur plusieurs mois, voire plusieurs années, particulièrement dans des dossiers complexes impliquant des personnalités étrangères.
À ce stade, ni la présidence congolaise ni les personnes mises en cause n’ont réagi publiquement à cette procédure.

Présomption d’innocence et enjeux diplomatiques

Rappelons que les personnes visées par cette plainte bénéficient de la présomption d’innocence. Aucune charge n’a été formellement retenue contre elles à ce jour.
L’affaire pourrait néanmoins complexifier les relations entre la Belgique et la RDC, deux pays liés par une histoire commune et des partenariats économiques sensibles. Elle soulève également la question du rôle des juridictions européennes dans la lutte contre la corruption et le pillage des ressources naturelles en Afrique.

La société civile congolaise en première ligne

Derrière cette plainte, ce sont des acteurs de la société civile katangaise qui portent la démarche, appuyés par d’anciens responsables de la Gécamines. Leur objectif : faire reconnaître devant la justice des pratiques qu’ils jugent prédatrices, et obtenir des comptes sur la gestion des richesses minières du pays.
« Nous ne cherchons pas la polémique, mais la vérité et la justice », ont déclaré les plaignants dans un communiqué. « Les ressources de la RDC appartiennent à son peuple. Leur pillage doit cesser. »
Eman Libatu

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